Le Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers (C.A.S.H) est un établissement public à caractère social et sanitaire unique de par son histoire.
L’ancienne « Maison de Nanterre
»
Au début des années 1870, le département de la Seine décida de faire construire par l’architecte Achille Hermant, un vaste établissement sur 17 hectares, à l’écart du bourg de Nanterre. En juin 1887, la maison départementale de Nanterre reçu ses premiers pensionnaires : 400 détenus en provenance de la prison de St Denis qui devait être démolie.
Le décret du 13 septembre 1887 institua pour Paris et le département de la Seine un « dépôt de mendicité ». Le but était à la fois humanitaire et d’ordre public.
La Maison de Nanterre s’organisait autour de trois secteurs : un dépôt de mendicité, un hospice de vieillards et une infirmerie. C’était un lieu de détention destiné à accueillir les vagabonds, les mendiants et «malheureux sans abris de Paris » (la mendicité a été considérée comme un « délit » jusqu’en 1975).
Puis progressivement, la « Maison départementale » s’est
humanisée et s’est éloignée de sa vocation carcérale
en développant sa mission de soins et en s’ouvrant à partir
de 1930 aux communes voisines.
Le développement de l’hôpital
De grands médecins ont donné une autre dimension à l’hôpital avec un rayonnement international. Il s’agit notamment du professeur Marc Iselin qui devint chef de service de chirurgie en 1941 et développa un savoir-faire internationalement réputé dans le domaine de la chirurgie de la main. Le docteur Max Fourestier, pneumologue renommé auquel le nom de l’hôpital rend hommage, réalisa de 1945 à 1962 des expériences innovantes et réussies dans le domaine du soin et de la prévention (ex. : mise au point de l’endoscope).
La devise du Dr Fourestier "égalité de tous les hommes
devant la souffrance et la guérison" imprègne toujours
la culture d’établissement du Centre d'Accueil et de Soins Hospitaliers.
A la fin des années 60, le quartier « hôpital » comportait
950 lits, de médecine essentiellement. A cette époque (hormis
en chirurgie), la moitié des malades pris en charge étaient
des personnes hébergées par l’établissement.
Par la suite, la part des hospitalisés extérieurs augmenta progressivement.
90% des patients pris en charge aujourd’hui sont des habitants de Nanterre,
Colombes et des villes du 92 ou des départements limitrophes.
Aujourd’hui, quelques spécificités demeurent
Par la loi du 13 janvier 1989, la Maison de Nanterre est devenue le Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers de Nanterre érigé en établissement public à caractère social et sanitaire de la ville de Paris. Ainsi le CASH reste un établissement unique depuis la loi de 1975 de séparation du sanitaire et du social.
Il se déploie sur 17 hectares et garde donc l’ensemble de ses
missions, sanitaires et sociales, aujourd’hui articulées autour
de trois secteurs :
le secteur sanitaire : l’hôpital
Max Fourestier
le secteur médico-social : l’EHPAD
le secteur social comprenant diverses
structures